Lot n° 178
Estimation :
2000 - 3000
EUR
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: 9 000EUR
Philippe PÉTAIN - Lot 178
Philippe PÉTAIN
DOCUMENT HISTORIQUE provenant des archives de son avocat Maître Lemaire. Il s'agit de l'original du tapuscrit, avec 5 corrections (plus quelques tirets) autographes, de la déclaration que fit le Maréchal le premier jour de son procès, le 23 juillet 1945 (voir pages 15 et 16 du compte rendu officiel du procès). Comme Pétain avait désiré la lire sans lunettes, elle a été tapée en gros caractères, avec un large espace entre deux lignes (les journalistes avaient d'ailleurs remarqué ce fait, ayant particulièrement bien visualisé les feuilles tenues en mains par le Maréchal). L'ensemble représente donc 10 pages in-4, sur beau papier bistre, tenues par un trombone rouillé. Il s'agit là de son ultime message aux Français. On dit que Pétain le lut d'une voix forte et ferme, d'un ton qui surprit toute l'assemblée. « C'est le peuple Français qui par ses représentants, réunis en Assemblée Nationale le 10 Juillet 1940, m'a confié le pouvoir. C'est à lui que je suis venu rendre des comptes. La Haute Cour, telle qu'elle est constituée, ne représente pas le Peuple Français et c'est à lui seul que s'adresse le Maréchal de France, Chef de l'État. Je ne ferai pas d'autre déclaration. Je ne répondrai à aucune question. Mes défenseurs ont reçu de moi la mission de répondre à des accusations qui veulent me salir et qui n'atteignent que ceux qui les profèrent. J'ai passé ma vie au service de la France. Aujourd'hui, âgé de près de 90 ans, jeté en prison, je veux continuer à la servir en m'adressant à elle, une fois encore. Qu'elle se souvienne ! J'ai mené ses armées à la Victoire, en 1918. Puis, alors que j'avais mérité le repos, je n'ai cessé de me consacrer à elle. J'ai répondu à tous ses appels, quels que fussent mon âge et ma fatigue. Au jour le plus tragique de son histoire, c'est encore vers moi qu'elle s'est tournée. Je ne demandais ni ne désirais rien. On m'a supplié de venir. Je suis venu. Je devenais ainsi l'héritier d'une catastrophe dont je n'étais pas l'auteur. Les vrais r
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