EXCEPTIONNEL MASQUE ANTHROPOMORPHE sculpté…

Lot 48
Résultat: 300 000 €

EXCEPTIONNEL MASQUE ANTHROPOMORPHE sculpté…

EXCEPTIONNEL MASQUE ANTHROPOMORPHE sculpté avec maîtrise et réalisme d'un visage à l'expression sensible, intériorisée et intemporelle. Les formes s'articulent dans un espace rectangulaire, se resserrant en partie basse pour former un menton tronqué. Les lèvres sont sculptées en projection et leur contour est dessiné avec équilibre. Ses yeux grand ouverts devaient à l'origine contenir des incrustations de nacre et d'obsidienne formant les pupilles. Les arcades sourcilières forment dans un léger relief deux arcs de cercle dessinés au compas et montrant un équilibre frisant la perfection. L'artiste a accentué le regard au niveau des paupières supérieures par une incision réalisée avec un outil lithique. Les oreilles sculptées en ronde bosse sont cubisantes et agrémentées de deux trous biconiques devant à l'origine permettre la suspension d'ornements. A l'arrière ce masque est creusé en forme de fer à cheval et possède deux trous biconiques afin de le rendre solidaire d'une structure cultuelle. Cette oeuvre, malgré le manque visible de la lèvre inférieure, présente une expressivité ainsi qu'une construction picturale du plus grand intérêt. Son épaisseur et la qualité de la sculpture nous permettent de classer cette oeuvre parmi les plus belles productions de ce type existant au monde. Pierre noire à grain très fin, au poli lumineux, (légers éclats visibles sur les paupières, manque sur la lèvre inférieur). Teotihuacan, Mexique, 300 - 600 après JC. 19x19x10cm Provenance: Ancienne collection Raul Kampfer, 1940, acquis en 1950 par Jean Louis Sonnery puis cédé en 1980 à Gérald Berjonneau, Paris. Publications: Publié 5 fois et exposé à deux reprises Reproduit dans les ouvrages: "Chefs d'oeuvres inédits, Art précolombien, Mexique, Guatemala", ed. Arts, Paris, 1985, p.116, fig.151. "Mexique, Terre des Dieux" Trésors de l'Art précolombien, exposition au Musée Rath de Genève, du 8 Octobre 1998 au 24 Janvier 1999, p.131, fig.138 Ce masque fut sélectionné par Jacques Kerchache, parmi tous les plus beaux masques Teotihuacan des collections privées et publiques, pour figurer dans l'exposition "A visage découvert" organisée par la Fondation Cartier, du 19 Juin 1992 au 4 Octobre 1992. Il est reproduit au catalogue de l'exposition en quatrième de couverture. "L'art précolombien Olmèque, Maya, Aztèque", Luis Aveleyra, Ramon Pina Chan, Gaston Burnand, ed. Edita, 2002, p.203 Reproduit également dans la revue des Musées d'Art et d'Histoire de Genève, Octobre - Janvier 1998, p.2 dans le cadre d'un article de M. Casar Menz, directeur des Musées d'Art et d'Histoire, intitulé "de l'Art précolombien au Musée Rath", voir également l'entretien avec Gérald Berjonneau en page 4 de la même revue. Estimation sur demande Teotihuacan est sans nul doute la cité la plus importante de Méso-Amérique. Située dans la vallée de Mexico, elle était peuplée à son apogée de plus de 150 000 habitants. Son nom signifie en nahuatl "l'endroit où vivent les dieux". A leur arrivée, 7 siècles plus tard, les aztèques la trouvèrent trop grandiose pour avoir été bâtie par des humains. Les vestiges archéologiques de Teotihuacan témoignent de sa fantastique évolution au fil du temps. On considère aujourd'hui qu'elle fut fondée au 1er siècle avant Jésus Christ environ. Ses principales pyramides et édifices religieux furent construits pour adorer et honorer les dieux, des divinités associées aux forces et aux éléments de la nature comme le soleil, la terre, la pluie, la lune, etc...L'emplacement de toutes ces constructions était agencé en fonction de la position des étoiles dans le ciel. Ces édifices sacrés permettaient aux habitants de Teotihuacan de vivre au rythme des phénomènes astronomiques les plus significatifs. Ils y célébraient les équinoxes, les solstices et d'autres évènements majeurs dictés par le ciel. Son expansion territoriale, sa démographie, son organisation sociale et politique, sa vie culturelle et artistique intense furent en perpétuelle évolution jusqu'au 7ème siècle, date de son déclin. Grâce aux récentes fouilles dans le temple du serpent à plumes "Quetzalcóatl" et aux découvertes dans la pyramide de la lune, nous savons aujourd'hui que cette grandiose cité impériale fondait son pouvoir sur le militarisme. Pour assurer sa stabilité et son expansion, des cérémonies d'offrande de prisonniers aux dieux étaient réalisées sur les édifices rituels destinés à cet usage. L'extraordinaire agencement de la cité visant à la fonctionnalité des échanges commerciaux, politiques et religieux, reflète une nature profondément urbaine. Des siècles après la chute de Teotihuacan, la cité a continué de fasciner les peuples alentours, ce qui explique l'exhumation de pièces extraordinaires de Teotihuacan à partir de tombes du Temple Majeur, les Aztèques ayant conservé et offert ces objets, qu'ils considéraient comme des antiquités d'une valeur inestimable. Bibliographie: ce masque est à comparer à celui de l'ancienne collection Diego Rivera et André Breton, conservé dans les collections du Musée du Quai Branly, n° inventaire 70.1999.12.1 et présenté au Louvre dans le pavillon des cessions
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